Sous-culture pour semi-humains

Sous-culture pour semi-humains : le titre d’un article qui m’a fait découvrir le blog « En pointillés« , où l’auteur s’exprime avec sensibilité et finesse sur des sujets très variés… en dessin ! Je suis à chaque fois agréablement surprise par la qualité des articles. Ce n’est que mon point de vue très personnel, mais j’aime beaucoup.

Son article sur la culture pour les enfants mérite d’être épinglé « sur mon frigo ». Elle y souligne que la culture pour enfants est perçue comme une « sous culture ». Que les enfants sont vus comme n’ayant pas de goûts propres, mais des goûts d’enfant. Qu’on ne cherche même plus à divertir les enfants, mais à les occuper. « La vacuité devient la norme« . Ses propos font écho à mes craintes.

Attention, digression ! (ou parenthèse, pour simplifier)

En feuilletant mes vieux livres d’histoires pour enfants et mes recueils de contes, et aussi en visionnant de vieux dessins animés (Le Vent dans les Saules, Johnny Pépin de Pomme…), je suis frappée de la richesse de vocabulaire et des tournures de phrases parfois complexes employés dans ces livres destinés à un (très) jeune public. J’avais beaucoup apprécié ces œuvres enfant, sans que la syntaxe et le niveau de langage n’aient amoindri mon plaisir. Aujourd’hui, je constate plutôt un appauvrissement de la langue. Et je passe sur les grossièretés parfois tolérées dans les émissions jeunesse : c’est peut-être moi qui suis trop « vieille France ».

« Il faut bien que tout le monde comprenne » : cet argument du nivelage par le bas revenait souvent, quand j’étais journaliste. D’un côté les partisans d’un langage qui privilégie la simplicité à l’exactitude. De l’autre, ceux qui préféraient employer le mot juste – sans pour autant abuser de termes de type « vernaculaire », « petrichor » ou « thébaïde ». Entre « emploi estival » et « travail pendant l’été », quand même, y a pas image imprimée photo !

Fin de la parenthèse

Dès que l’on évoque la culture, on pense à l’amour des livres et au rejet des écrans. Je tenais à préciser que Sous-culture pour semi-humains ne parle pas que des écrans, ou uniquement des livres, mais d’un phénomène général de mépris de la curiosité naturelle et des capacités intellectuelles de nos enfants.

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