Aaah, 18 mois. Le Non, les phrases, le Non encore, les crises de rire, le pot, le « à dada » sur nos dos. Tu continues ton bonhomme de chemin, tu t’affirmes.

  • Sur l’air de « Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants« , nous te laissons regarder la télé de temps en temps. Mais tu ne t’y intéresses que si tu es fatiguée ou mal réveillée. Les cochons, les lapins, les escargots et les souris te plaisent. Le top ? Le clip « Libérée », prononcez libéwé, pendant lequel tu agites les bras (presque) comme Elsa.

Tu es passée aux clips de comptines. Tu prends mon téléphone en disant « tortue, oui oui ». Ce à quoi je rétorque : « non, pas mon téléphone ! » (un iphone « à la trempette » dans la gamelle d’eau m’a suffit). Tu aimes qu’on te chante La famille tortue (to’tu papa, to’tu maman), et Les crocodiles (co’il, en tapant du pied). Et tu chantonnes souvent, des airs qu’on ne reconnaît pas.

  • Manou t’a appris à danser. Tu tapes des mains, tourne sur toi même, fait des moulinets avec tes mains sur « tourne tourne petit moulin, frappe frappe petites mains… »
  • Chez grand-mère, tu colles des gommettes animaux bien à l’endroit qu’il faut (même si parfois c’est à l’envers ou de travers).

  • Tu t’affirmes et dis bien Non à ce que tu ne veux pas. Gâteau, élastique dans les cheveux, vêtements… On respecte ça le plus possible, mais :

  • non tu ne peux pas te promener en body sur le carrelage au mois de mars
  • non tu ne peux pas manger un 5e gâteau au chocolat une heure avant le repas
  • non tu ne peux pas renverser ton assiette, ton biberon d’eau et patouiller dedans en disant « pa’tout » (l’air de dire y’en a partout, c’est sale)
  • non tu ne peux pas sortir dans la rue en pyjama
  • oui tu dois donner la main dans la rue

(remarquez tout ces NON qu’on dit nous-mêmes…)

Entre autres. Quand l’un de nous te demande quelque chose, tu réclames l’autre. mais si on t’explique tous les deux que la décision est prise et pourquoi (genre tu as besoin de faire une sieste pour cesser de tomber toutes les 3 minutes, car tu es réveillée depuis huit heures), tu acceptes sans problème. De même, tu es capable d’attendre. Quand tu réclames un gâteau au chocolat sur le chemin du retour à la crèche, je t’explique que le gâteau est à la maison dans le frigo, et ça te convient.

  • Ah, la sieste. Tu refuses de la faire. Même à la crèche, ou tu « amuses la galerie », secoue ton lit (assez pour le faire bouger), te met debout et rigole avec les copains. Résultat : tu es fatiguée et les nerfs à vif. Tu avais arrêtée de mordre, mais ça te reprend. Tu te retiens quand on te rappelle qu’il ne faut pas mordre, mais tu le fais sur les vêtements. On pense que le refus de sieste est liée à ta phase d’affirmation. Ça va passer, cava passer, cavapasser… Après le chien, la souris, la grenouille, le croco a tes faveurs en ce moment, talonné par Monsieur Nounours. Même si les tétines restent tes doudous favoris !
  • Le soir, tu dors bien. Le petit rituel est en place avec pyjama, histoire du soir et câlin. On arrête le biberon au chocolat le soir. Bientôt, on remplacera le chocolat du matin par une tasse, ce qui est déjà le cas.

  • Depuis tes 17 mois, tu fais des « phrases ». Deux mots ensemble quoi. Papa travaille. Chat mange. Mélu deho’. Je veux (parfois). Tata é à Pa’is. Maman laver (quand tu veux un bain). Bébé chat. Et plein d’autres que j’oublie déjà. Côté mots, tu as acquis un sacré vocabulaire animalier : potame, co’ile, zard, cochon, mais aussi couyère, ssiette, deho’… Sans oublier tous ceux que tu ne dis pas mais que tu reconnais. Tu dis « par là » en pointant du doigt. Puis à 18 mois tu te mets à prononcer autrement certains mots : « pigeo » devient « pocho », manteau aussi d’ailleurs. Est-ce dû à tes dents ? Tes 4 molaires sortent.

  • Tu gardes un élastique ou des barrettes dans les cheveux. Je savais qu’on y arriverai ! Même si tu as toujours des boucles folles. Des fois tu te coiffes seule. Mais dès qu’on t’approches avec une brosse, tu cries « aïe aïe ». Mais brosser tes boucles, ce n’est pas top : ça casse les boucles… et fait des nœuds !

  • – Tu enfiles nos chaussures, imites. Tu donnes à manger ou à boire aux peluches, tu déshabilles ton baigneur. Tu essuies les tâches avec du sopalin. Tu te frottes le ventre, les aisselles, les cheveux etc. avec le savon. Tu te laves les mains avec du savon, puis tu les essuies. Tu t’essuies la bouche, le nez (on doit repasser ensuite, c’est vrai). Tu sais souffler avec la bouche (quand c’est chaud, pour faire chut, même si y a plus de postillon que d’air qui sort;), et tu commences à souffler avec le nez.

    • Tu joues au dada sur notre dos, aimes les parties de chatouilles (et essaies de chatouiller les boudinettes !), jouer au ballon, à la dînette, au toboggan, à la piscine à balle de la crèche, aux oitu’e. Tu aimes dessiner (et manger tes crayons), mais la peinture aux doigts beurk ! Tu aimes les livres : l’histoire de Petit Ours et le cheval de bois, mes vieux livres d’images… Tu racontes l’histoire. Tu t’es prise de passion pour les cailloux, et tu fais des essais de lâcher/lancer de cailloux quand on se promène. Tu adores jouer avec du liquide : dès que tu as ton biberon, tu verses du lait/eau au sol, sur ta main, la table… En disant « pa’tout, pa’tout » pour indiquer que c’est sale et qu’il faut essuyer. Et tu essuies de bon cœur.

    • Tu découvres l’expression des émotions : pleu’ (à ne pas confondre avec pleut !), peu’ (indice : ça te fait rire de faire peu’ à Cob’a), coto’ (avec la main qui tourne sur le cœur).

    • Tu sais allumer/éteindre la lumière à la demande, ouvrir/fermer les portes, apporter ton manteau, ramasser tes affaires, sortir et ranger le lait du frigo. Quand tu vois des papiers traîner sur la table, tu demandes « pou’elle? », et si oui tu vas les jeter.

    • Tu sais à quoi sert le pot, et tu le réclames. Tu sais quand tu as envie de faire pipi ou caca et souvent tu le dis. Un jour en promenade, tu t’es arrêtée. Je t’ai demandé ce qui se passait. Tu t’es accroupie et as répondu « caca ». Idem quelques mètres plus loin, où quand tu t’es assise tu as fait « non! » en mettant les mains sur le bas de ton dos. Message clair, vérifié et confirmé en arrivant à la maison. Tu as déjà fait 3 fois dans le pot en trois jours (premier pipi pour la fête des grands-mères!)… juste avant d’enchaîner otite et gastro. Depuis, tu le réclames mais juste pour t’asseoir et qu’on te laisse te promener cul nu. Je crois qu’on insiste trop…

    • Tu montes les escaliers debout. Idem pour la descente. Quand c’est un escalier adapté (avec des rampes à ta hauteur), tu montes et descends seule. Tu arrives à grimper sur le canapé. Quelques fois tu demandes de l’aide, mais tu finis par y arriver seule. Tu fais preuve de beaucoup de volonté. Tu marches, tu cours presque. Moins bien que ton cousin cependant ! Côté famille, tu les adores. Tu te souviens bien d’eux même si tu ne les a pas vus depuis quelques mois.

    • Tu manges bien à la cuillère. Même si le plus souvent tu finis par jouer avec ta nourriture et en mettre partout. Ce qui nous exaspère au plus haut point… Tu manges assise sur une chaise (protégée par une serviette !).

    • Tu fais des câlins, caresses les bras ou le dos, et même si tu ne sais pas encore faire de bisous, l’intention y est.

    • Tu sais où sont tes yeux, nez, mains, doigts, cheveux, tête, bouche, dents… Chez ta grand-mère, tu essaies de te brosser les dents comme tata. Enfin, tu mords surtout la brosse à dents parce que c’est rigolo. Tu as découvert les grains de beauté « poté ». Tu en as pour l’instant un seul, derrière le genou; Et une petite tâche de naissance derrière l’autre genou. Tu aides pour t’habiller et te déshabiller (chaussettes, pantalon, manches…).

    • Ta préhension est bonne, tu te concentres beaucoup pour empiler sur un bâton, mettre tes chaussettes… Et tu pousses un petit cri d’énervement quand tu n’y parviens pas. Puis tu recommences. Tu t’applaudis et fais b’avo !

    • Tu as une bonne vue, et tu repères chats et pigeons de loin, ainsi que les oiseaux dans le ciel.

    • Tu as poussé d’un coup. Tu mettais du 1 an depuis août, pour passer aux 18 mois en décembre-janvier… Et là tu mets définitivement du 2 ans. Même si cette taille est bizarre avec des pantalons à ta taille, d’autres beaucoup trop longs… Au début, j’entendais souvent « elle est petite », ce à quoi je répondais « non, pile dans le milieu des courbes » (bon, ces courbes sont obsolètes, c’est vrai). Depuis quelques semaines, c’est « elle est grande ! » Entre la maîtrise de la marche, le vocabulaire (sauf que tu fais ta timide et parle peu) et ta taille, on te donne souvent un an de plus.

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